BIO

Dévoré depuis l’enfance par la nécessité de faire des images,
je produis longtemps, dans mon coin, dessins, peintures et photographies.
J’apprends le métier de photographe en autodidacte
et ne commence à montrer mes séries que tardivement.
En 2012, l’université Paris-Sorbonne me demande
de monter un atelier photographique ; j’y découvre un goût pour
les pratiques curatoriales et fonde Cleptafire,
un média en ligne consacré à la photographie émergente.
Depuis, je partage mon temps entre création, enseignement et commissariat.
Je m’intéresse à ce qui refuse de rester en place.
La photographie d’abord : je la pense rarement isolée ou immobile
et construis une grande partie de ma démarche autour du polyptyque,
des modes de diffusion et du séquençage.
Je cherche également à faire sortir mes travaux de l’espace d’exposition,
à les soumettre au vent, à l’eau, aux passants et au hasard.
En 2015, j’installe Le Léthé tout au long du canal de l’Ourcq ;
en 2020, je relie artisanalement L’Achéron
en cent exemplaires étanchéifiés que je confie aux grands fleuves européens.
Mes documentaires prolongent cette réflexion autour du déplacement,
de l’émancipation, de la résistance et des territoires qui tentent
d’échapper à ce qui les assigne.
En 2014, je vis cinq mois à Christiania, à Copenhague ;
de 2016 à 2019, je pars sur les traces d’Arthur Rimbaud ;
de 2021 à 2025, je développe Nitassinan
dans plusieurs communautés innues du Canada.
Consumed since childhood by the need to make images,
I spent years, on my own, making drawings, paintings and photographs.
I taught myself photography
and only began showing my series much later.
In 2012, Paris-Sorbonne University asked me
to set up a photography workshop; there I developed an interest
in curatorial practice and founded Cleptafire,
an online platform devoted to emerging photography.
Since then, I have divided my time between artistic practice,
teaching and curating.
I am interested in what refuses to stay in place.
Photography first: I rarely think of it as isolated or static,
and much of my practice is built around polyptychs,
modes of circulation and sequencing.
I also seek to take my work out of exhibition spaces,
exposing it to wind, water, passers-by and chance.
In 2015, I installed Le Léthé along the Canal de l’Ourcq;
in 2020, I hand-bound L’Achéron
in one hundred waterproof copies and entrusted them to major European rivers.
My documentary projects extend this reflection on displacement,
emancipation, resistance and territories that try to escape
what fixes them in place.
In 2014, I spent five months in Christiania, Copenhagen;
from 2016 to 2019, I followed in the footsteps of Arthur Rimbaud;
from 2021 to 2025, I developed Nitassinan
within several Innu communities in Canada.
EXPOSITIONS SÉLECTIONNÉES
01
Musée national d’ethnologie, Lisbonne, Portugal
Festival des Boutographies, Montpellier
Stimultania, Strasbourg
Musée Ilnu de Mashteuiatsh, Canada
Bibliothèque nationale de France,
La photographie à tout prix, Paris
Paris Gare de l’Est, Marseille Saint-Charles
et Charleville-Mézières
Itinéraire des photographes voyageurs, Bordeaux
LIVRES & PRESSE
02
REPÈRES
03
et Panthéon‑Sorbonne Université (Paris 1)
et Université de Versailles
festival de Vendôme
photo magazine
SELECTED EXHIBITIONS
01
National Museum of Ethnology, Lisbon, Portugal
Festival des Boutographies, Montpellier
Stimultania, Strasbourg
Musée Ilnu de Mashteuiatsh, Canada
Bibliothèque nationale de France,
La photographie à tout prix, Paris
Paris Gare de l’Est, Marseille Saint-Charles
and Charleville-Mézières
Itinéraire des photographes voyageurs, Bordeaux
BOOKS & PRESS
02
MILESTONES
03
and Panthéon‑Sorbonne University (Paris 1)
and University of Versailles
Vendôme festival
photography magazine